Musée de la Comtesse de Ségur

1863

Le général Dourakine

 

« A ma petite fille, Jeanne de Pitray  

 

Ma chère petite Jeanne,

je t’offre mon dixième ouvrage, parce que tu es ma dixième petite-fille, ce qui ne veut pas dire que tu n’aies que la dixième place dans mon cœur. Vous y êtes tous au premier rang, par la raison que vous êtes tous de Bons et aimables enfants. Tes frères Jacques et Paul m’ont servi de modèles dans L’AUBERGE DE L’ANGE-GARDIEN, pour Jacques et Paul Dérigny. Leur position est différente, mais leurs qualités sont les mêmes. Quand tu seras plus grande, tu me serviras peut-être de modèle à ton tour, pour un nouveau livre, où tu trouveras une bonne et aimable petite Jeanne.

 

          Ta grand-mère. »

 

 

Le terrible général Dourakine compense ses colères par une réelle bonté et surtout un grand souci de la justice.

Revenu à Gromiline, en Russie, en compagnie de la famille Dérigny, il se voit contraint d’accueillir sa nièce Papofski et ses huit garnements.

Il se débarrasserait volontiers de cette intruse s’il ne craignait qu’elle ne dénonce un prince polonais réfugié clandestinement au château.

Finalement, sur le conseil de son fidèle intendant Dérigny, le général use d’un subterfuge qui trompe l’odieuse Papofski et lui permet de vivre en France, auprès de ceux qu’il aime, une vieillesse heureuse.

 

Résumé extrait de : Bibliothèque Rose Illustrée - Hachette - Vers 1955