Musée de la Comtesse de Ségur

1865

Le bon petit diable

 

« A ma petite-fille Madeleine de Malaret

 

Ma bonne petite Madeleine, tu demandes une dédicace, en voici une.

La Juliette dont tu vas tire l’histoire n’a pas comme toi l’avantage de beaux et bons yeux (puisqu’elle est aveugle), mais elle marche de pair avec toi pour la douceur, la Bonté, la sagesse et toutes les qualités qui commandent l’estime et l’affection. Je t’offre donc LE BON PETIT DIABLE escorté de sa Juliette, qui est parvenue à faire d’un vrai diable un jeune homme excellent et charmant, au moyen de cette douceur, de cette bonté chrétienne qui touchent et qui ramènent. Emploie ces mêmes moyens contre le premier bon diable que tu rencontreras sur le chemin de ta vie.

 

          Ta grand-mère, Comtesse de Ségur, née Rostopchine. »

 

 

Dans une petite ville d’Écosse, la veuve Mac Miche, dont la méchanceté et l’avarice sont proverbiales, tyrannise le jeune orphelin Charles qui lui a été confié.

Mais le « bon petit diable » ne se laisse pas faire. Son naturel turbulent et sa vive imagination le poussent à jouer des tours pendables à tous ceux qui l’ennuient. Heureusement, il trouve la complicité de la brave Betty et de ses deux cousines, Juliette et Marianne. Cela lui rend moins pénible la tyrannie de la mère Mac Miche comme celle de la pension « Old Nick » où elle le fait enfermer.

Charles, en grandissant, finira-t-il par s’assagir, sans pour autant perdre sa bonne humeur ?

 

Résumé extrait de : Bibliothèque Rose Illustrée - Hachette - Vers 1955